Saint-Exupéry, Antoine de, Schriftsteller (1900-1944).

Eigenh. Manuskript mit 4 kleinen Federzeichnungen. Ohne Ort und Jahr, um 1940, 4° (ca. 27 x 21 cm). 4 1/2 Seiten auf 4 Blättern. Blau getöntes Bütten-Papier.

Nicht vorrätig

Beschreibung

Unveröffentlichte autobiographische Aufzeichnungen und Traumnotizen, in denen sich Saint-Exupéry mit seiner Angst und seinen Angstträumen auseinandersetzt und die Traumvisionen in vier kleineren Zeichnungen visualisiert: durchdringende Augen, zwei Personen mit großen Augen, eine in gedrungener, einem Gnom ähnelnder Physiognomie und eine Gruppe sich umarmende gesichtslose Gestalten. Möglicherweise die Vorarbeiten zu einem größeren Werk. – Die meisten Werke Saint-Exupérys haben einen autobiographischen Ausgangspunkt, der ihn zu philosophischen Betrachtungen weiterleitet. Im vorliegenden Manuskript reflektiert Saint-Exupéry in Traumsequenzen seine persönliche Situation und auch die Beziehung zu seiner Frau Consuelo (1901-1979), die er in Argentinien kennengelernt und am 22. April 1931in Nizza geheiratet hatte. – Der Text der nicht nummerierten Blätter in Auszügen: [Blatt 1:] “Mauvais souvenir de la mère. Dans la cuisine nous déjeunons. Mon frère François presque en pleur et je suis très fier de ne pas craquer. Je remarque en passant qu’il y a balancement entre nous deux: nous ne sommes jamais de mauvaise humeur en même temps. Je vais au jardin en plein soleil bêcher mon jardin […] Le souvenir surtout de la chambre d’en haut à St Raphaël: le luxe, l’odeur d’eucalyptus, le bonheur. (Presque tout cela est rêvé !) […] Il y a un obstacle sur ma route vers le bonheur. Cet obstacle est tombé un soir […]” – [Blatt 2, recto:] “J’examine […] Peut-être vivre un souhait de mort mais la mort m’eut refusé: je dois vivre. Le retour à l’enfance aussi m’est refusé et je dois revenir vers les hommes. L’angoisse d’un coup de téléphone une angoisse presque […] avec une femme qui ne me plaisait qu’à demi […] plongé dans le désespoir en me faisant croire que j’étais déshonoré […]” – [Blatt 2, verso:] “[…] un examen d’école […] aussi pour un dictionnaire échangé contre un pistolet automatique. Je souffre dramatiquement […] au point d’en rougir et de me faire croire coupable. Presque miséreux à être cru coupable plutôt que d’avoir […] menace de chantage et je renonce et la panique me prend. Exaltation de voler, de s’envoler, de n’avoir pas à être en contact avec les autres sur les jugements des hommes. Horreur des jugements portés sur moi, des réflexions … me paralyse […] Déshonoré, mais pourquoi. Tout ce sens tragique de l’honneur. Violon, solfège […] ‘Te voilà encore vautré au salon.’ lisant à 9 ou 10 ans les livres de la bibliothèque rose […]” – [Blatt 3:] Mit 4 kleinen Federzeichnungen im oberen Blattdrittel. “[…] Mon angoisse me fait penser à un train en marche […] La femme de chambre représente madame de […] chargée de nous prévenir Consuelo et moi de l’arrivée des hommes de loi qui nous […] notre maison. Elle exprime peut-être aussi la part mauvaise de C[onsuelo] et dont je ne puis me défaire et que je traine définitivement avec moi, et ces menaces […] Les domestiques sont des déménageurs. Je vais trouver mon père, la force, la fortune […] Alors je quitte tous les biens de ce monde et ne gardant sur moi que mes vêtements trempés je mourrai dans la mer et la pluie et le dénuement […] Des vieux souvenirs d’enfance […]” – [Blatt 3, halb beschriftet:] “‘Je me tuerai de chagrin?’ … Et j’avais peur d’avoir […] aujourd’hui ma femme, l’horreur de la mort sans pardon […] La concession.” – Stellenw. Einrisse in der Knickfalte. – Äußerst selten; wie überhaupt alle Autographen von ihm.